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L’ictus amnésique est un syndrome neurologique correspondant à des pertes de mémoire, ou « trous noirs », brutaux et de courte durée. Plusieurs hypothèses diagnostiques peuvent être associées à ces ictus amnésiques mais le plus souvent, leur cause est idiopathique, c’est-à-dire inconnue en l’état actuel de la science.

En cas d’ictus amnésique, un bilan diagnostique et étiologique est nécessaire afin d’éliminer certaines pathologies pouvant être graves ou nécessitant une prise en charge en urgence. Petit tour d'horizon dans la suite de notre article.

Ictus amnésique : pathologie mal connue

Symptômes typiques d'un ictus amnésique

L’ictus amnésique est une perte brutale de mémoire. Cette amnésie est dite « antérograde », c’est-à-dire qu’à partir d’un instant et pendant un certain temps, la mémoire n’enregistre plus de nouveaux souvenirs :

  • Un épisode de confusion ou de désorientation peut également être associé, ainsi qu’une angoisse importante. À la fin de l’épisode, la mémoire se remet en marche, tandis qu’aucun souvenir n’est retenu de la période d’ictus amnésique.
  • Certains symptômes peuvent parfois être associés à l’épisode d’ictus amnésique, comme des maux de tête, des nausées ou vomissements, ou encore des tremblements ou des sueurs. Ces symptômes disparaissent après l’épisode d’ictus amnésique.

L'ictus amnésique touche le plus souvent des femmes, entre 40 et 80 ans. Dans certains cas, un antécédent d’anxiété ou de dépression peut être retrouvé.

Ictus amnésique : mécanisme encore en cours de découverte

Plusieurs hypothèses ont été émises afin d’expliquer le mécanisme de l’ictus amnésique, par exemple une toxicité neurologique secondaire au stress ou encore une congestion veineuse, ou un mécanisme similaire à celui des migraines. Cependant, ces pistes ne sont encore que peu ou pas confirmées.

Quelles sont les causes d’un ictus amnésique ?

L’ictus amnésique est mal connu. Parmi les causes pouvant être retrouvées, on pourra citer :

  • un effort physique important ;
  • une douleur ;
  • un stress émotionnel majeur ;
  • un acte chirurgical ou médical invasif important, etc.

Des causes médicamenteuses peuvent également être évoquées, ainsi qu’une origine épileptique partielle.

Diagnostic médical d'un ictus amnésique

Priorité à l'élimination des diagnostics graves ou urgents

Tout signe ou symptôme anormal ou inquiétant doit pousser à consulter en urgence :

  • Le diagnostic d’ictus amnésique doit être posé par un médecin après élimination d’autres diagnostics dits différentiels, et pouvant être grave ou nécessiter un traitement en urgence.
  • En effet, l’ictus amnésique doit s’associer à un examen neurologique normal ainsi que des examens radiologiques et biologiques normaux.
  • En cas d’épisode d’amnésie, une prise en charge immédiate par un service médical d’urgence est indispensable. Un bilan clinique et para clinique (biologique, fonctionnel et radiologique notamment) sera pratiqué. Le diagnostic d’ictus amnésique ne sera posé qu’en cas de bilan normal et d’absence de signes d’appel pour une autre pathologie.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à préciser au médecin tous les antécédents personnels ou familiaux pouvant orienter le diagnostic, ainsi que tout médicament pris ou en cours.

À la suite d’un ictus amnésique, un bilan à distance pourra être nécessaire, ainsi qu’un suivi au long cours ou une surveillance en cas de récidive. N’hésitez pas à poser à votre médecin toutes les questions nécessaires.

Peu de possibilités thérapeutiques en cas d'ictus amnésique

L'ictus amnésique se résout de lui-même en quelques heures.

Le traitement sera en priorité la prévention des récidives, cependant, une prise en charge des comorbidités associées sera réalisé, notamment au niveau cardio-vasculaire. Un arrêt du tabagisme est par exemple conseillé le cas échéant.

Ictus amnésique : privilégier la prévention

Lorsque le facteur déclenchant de l'ictus amnésique est retrouvé, par exemple en cas d'examen médical, de prise de traitement, ou d'effort violent, il est indispensable d'éviter ces situations. Cependant, le risque de récidive est faible.

En l'absence de facteur causal retrouvé, une surveillance sera réalisée au long cours. En cas de pathologie anxieuse ou dépressive associée, la consultation d'un professionnel spécialisé sera conseillée.

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